FAUT-IL, NOUS AUSSI, COIFFER UN BONNET ROUGE ?
Plusieurs événements récents nous amènent à nous poser la question, à partir de 3 exemples :
- le wake board ;
- les campements de Roms et de gens du voyage;
- l’accès à l’allée de la Méditerranée.
LE WAKE BOARD
Le dernier événement en date (la goutte qui fait déborder le vase) concerne le wake board qui devait être démonté promis juré début novembre. Par le propriétaire nous avons appris que cette hideuse installation, ses poteaux, sa cabane, ses modules et ces blocs de bétons lamentables resteraient et allaient polluer notre horizon de manière définitive après nous avoir imposé son lancinant sifflement à longueur de journée. Ce en contravention de l’article 5-3 de la convention passée pour le peuple et signée par notre député qui précise que l’association « s’oblige …à la fin…de remettre le domaine dans le même état qu’il l’a reçu ».
Conclusion partielle 1
Cette trahison des engagements n’est pas une surprise puisqu’elle fait suite à la mise en place d’une deuxième ligne sur le bassin qui fut le fait du prince (où peut-être en l’occurrence celui de la fée C…) et préfigure une affectation définitive du domaine public à une activité commerciale camouflée.
P.S : Le rédacteur fera bientôt une fiche détaillée sur les dessous de l’affectation de cette activité sur notre bassin.
LES CAMPS DE ROMS ET DE GENS DU VOYAGE
Pour ce qui concerne les Roms, l’adjoint au Maire pour le quartier nous a dit le qu’un référé (1) était lancé mais que cela s’avérerait difficile car le propriétaire du terrain habitait Grenoble et qu’il avait fallu au préalable le situer mais que l’action était en cours. Dans le même temps, le premier adjoint au Maire a déclaré à la presse qu’il était difficile d’agir car on ne connaît pas le propriétaire du terrain. Enfin un dernier élu, s’accrochant à cette explication fumeuse, nous situait « le propriétaire » dans la région parisienne !
Nous avons donc entrepris nos propres recherches au cadastre à l’hôtel des impôts. D’abord il y a deux camps de Roms distincts qui s’étendent sur plusieurs parcelles bien séparées, donc plusieurs propriétaires. Celui qui se situe à l’est de la Lironde se trouve à cheval sur des parcelles qualifiées pour certaines de marais et qui appartiennent en fait en grande partie à la communauté de commune de Montpellier. La parcelle à l’ouest de la Lironde où se situe le 2ème campement appartient à un habitant de… GAP !
Les gens du voyage qui ont occupé (jusqu’au dimanche 17/11) le parking mis en place par la SERM afin de compenser les nuisances occasionnées par les travaux de la MANTILLA faisaient également paraît-il (selon l’adjoint au maire pour le quartier) l’objet d’un référé . Ce type de procédure se veut rapide, ils seront restés 3 mois.
Pendant ce temps, les résidents et les visiteurs extérieurs ne pouvaient plus utiliser ce parking (très utile pour assurer le transfert voiture/tram recommandé par la municipalité) et les commerces ont de ce fait subi un manque à gagner considérable.
(1) Nous venons d'apprendre par le greffe du Tribunal de Grande Instance que l'évacuation du camp situé à l'est de la LIRONDE à été prononcé le 14/11/2013. La balle est maintenant dans le camp de la mairie.
Conclusion partielle 2
Tout laisse à penser que nos élus, malgré des discours de façade, sont réticents pour faire exécuter les décisions de justice (syndrome LEONARDA ?). On verra sous quels délais le jugement du 14/11 va déboucher sur une expulsion...
Auparavant on peut se poser la question de savoir qui a conseillé aux Roms de déplacer leurs caravanes vers des parcelles appartenant à la communauté de commune (mais toujours dans le lit de la Lironde) sachant que quelques mobil-homes nécessitent de gros moyens pour changer d’implantation.
Par contre, il ne fait nul doute qu’après les élections on va imposer au contribuable un « village d’insertion » (le lieu choisi est du domaine du secret bien gardé) qui, il y a fort à parier, n’empêchera pas les campements illégaux.
Pendant ce temps, dans le quartier des appartements sont visités, des caves et des garages sont pillés dans les résidences, des poubelles sont renversées, du mobilier et des portables sont volés sur les terrasses des bistrots.
En fait, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes
L’ACCÈS A L’ALLÉE DE LA MÉDITERRANÉE
Cette affaire tient du gag absolu.
Au départ une demande toute simple (lettre en date du 2/09/2013), il convenait d’interdire l’accès de l’allée de la Méditerranée à la circulation et au stationnement des véhicules. Pour cela rien de plus simple : placer une borne supplémentaire à l’intersection avec l’avenue Marie de Montpellier et replacer deux potelets impasse SHIRIN EBADI.
Pour ce qui concerne la borne, dès que Montpellier au Quotidien saisi par BVBJC a alerté le service compétent de la mairie celle-ci a été mise en place dans les plus brefs délais.
Pour ce qui concerne les 2 malheureux potelets, c’est une autre affaire !
Malgré la venue sur les lieux par deux fois de notre député (qu’il en soit remercié) et de l’adjoint au Maire pour le quartier, impossible malgré leur intervention (dans n’importe quel village de France cette mission est laissée à l’initiative du cantonnier) de faire fermer cet accès et empêcher ainsi le parking sauvage devant les résidences Première Ligne et le Murano (2). Pourquoi ? Tout simplement parce que la voirie du secteur sud du bassin est encore sous la responsabilité de la SERM. Le responsable du secteur alerté pour la pour nième fois s’était engagé le 16/10 à les remettre en place lors de la réunion de chantier de la MANTILLA. Depuis toujours pas de potelets… A la grande satisfaction d’une candidate aux élections municipales qui a pu ainsi faire stationner sur ce parvis l’ensemble des véhicules de ses invités lors de l’inauguration de son local de campagne (il y avait d’ailleurs à cette occasion quasiment autant de voitures de police en civil que de véhicules d’invités).
(2)Il convient d’ajouter que cela faisait déjà six mois que le président du conseil des copropriétaires de cette résidence avait entrepris des démarches pour ferme l’impasse avent que BVBJC contacte Montpellier au quotidien pour mener une action globale.
Conclusion partielle 3
Cette affaire montre que la SERM se fiche comme d’une guigne de l’avis des élus (tout en se retranchant derrière eux pour refuser le dialogue en direct) et encore plus des résidents du quartier. Elle n’obéit de fait qu’à… elle-même. Triste.
CONCLUSION GENERALE
BVJC est une association de démocrates qui refusent toute implication politique (pour preuve nous n’avons et ne voulons d’autres ressources que celles provenant de nos adhérents, à la différence d’autres associations qui perçoivent des subventions quel que soit leur nombre d’adhérents).
Depuis notre création nous cherchons le dialogue et nous nous efforçons d’être constructifs. Après un an force est de constater que nos lettres soit ne reçoivent pas de réponses soit des réponses évasives (3). Les engagements ne sont que rarement tenus et souvent la duplicité est de mise. Plus grave, on nous exclut de certaines réunions où nous devrions avoir toute notre place.
Tous nos politiques locaux ventent la démocratie participative, mais dans les faits ils la fuient. Ils préfèrent prendre des décisions en petit comité où la volonté du « bas peuple » n’est jamais prise en compte. A l’instar des régimes totalitaires « on se charge de décider pour lui ».
Ils devraient pourtant être prudents car le rendez-vous avec l’opinion populaire approche, les 23 et 30 mars 2014 ce n’est pas si lointain…
Au bout d’un an d’existence la déception prime dans les rangs et le mécontentement s’exacerbe au point que l’on peut légitimement se demander si nous aussi nous devons « coiffer un bonnet rouge » pour nous faire entendre ! Car malgré le poids des réticences que nous opposent nos édiles, nous sommes décidés à continuer à nous battre et à les harceler, jusqu'à obtenir satisfaction de nos légitimes revendications.
(3) A nos lettres du 13/09 et du 1/10/2013 énumérant l’ensemble des problèmes qui accablent le quartier pour lesquels nous demandions des actions urgentes, madame la Maire nous a répondu par une lettre laconique de 3 phrases (dont une réservées à la formule de politesse) en date du 18/10 nous disant qu’elle transmettait le courrier à l’adjoint Délégué à la Qualité de l’Espace Public. Il n’a jamais pris contact avec nous…
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